Pas de doute , j’ai du me tromper au carrefour , j’aurais du prendre à gauche , la ville que je découvre m’apparaît complètement déserte , un réclame de gomina FORVIL peinte sur la façade de la première maison se transforme progressivement en une coulée de couleur indescriptible .
Une bordure délimite ce qui fut la place de la plage maintenant recouverte d’herbe rabougrie que broutent avidement de vrais moutons qui remplacent ceux de la mer , l’avidité des hommes ayant transformé la plage et la mer en polder .
De l’autre coté du boulevard de la plage , s’alignent quatre maisons alanguies qui attendent depuis quinze ans le retour de la mer .